Victor Hugo au Corbusier : le théâtre entre en classe.

 

Le 26 novembre, les élèves de 2 CP, 2 CIT et 2 CELT ont assisté à une représentation théâtrale en classe dans le cadre de “lycéens et apprentis au spectacle vivant“, dispositif d’éducation artistique initié par le Conseil régional de Bourgogne- Franche-Comté et coordonné par l’équipe de “Côté Cour”.

Les élèves ont pu assiter dans leur salle de classe à une forme théâtrale légère suivie d’un échange avec les artistes. Ce spectacle sensibilise les jeunes à l’approche théâtrale par trois mises en scène différentes d’un même texte,  Mille Jours,  issu de la scène d’exposition de Mille francs de récompense de Victor Hugo.

La mise en scène  de Kheireddine Lardjam (Cie El Ajouad https://www.elajouad.com/ ) était interprètée par Étienne Durot, comédien et Romaric Bourgeois, comédien et musicien.

Un personnage arrive sur scène, Glapieu, il est affolé, angoissé car il est recherché par la police. Il raconte sa vie avant son arrivée à Paris. Avant ses 16 ans, il a volé et est allé en maison de redressement. Pendant son ”séjour” dans cette école, il a en fait appris à crocheter les coffre-forts. Il a choisi de venir à Paris car c’est une grande ville où il pensait pouvoir changer de vie…mais en ce temps là quand on a été une fois accusé de vol on est pourchassé toute sa vie …Le message que nous avons compris est que même si l’on a payé sa dette à la société, on est toujours considéré comme un criminel quand on a un passé judiciaire. Le personnage nous montre aussi que suite à son expérience, il souhaite aider les plus faibles en volant les plus riches, il revendique une justice sociale à sa manière: c’est un Robin des rues….” (résumé et analyse écrit en cours de français avec Mme Gérard)

Si vous voulez découvrir un extrait du texte de Victor Hugo, cliquer sur le lien https://libretheatre.fr/mille-francs-de-recompense-de-victor-hugo/

 

Les élèves ont regardé avec beaucoup d’intérêt, de plaisir, et d’étonnement ces trois versions théâtralisées d’un texte à la constante  modernité. Voici la description qu’ils ont faite de ces trois mises en scène ainsi que leur avis.

  • “La première version était ”normale”
  • Dans la seconde le personnage était très en colère et traqué, il parlait très vite et très fort. Il y avait de la musique qui participait à donner une atmosphère étrange.
  • Dans la troisième le personnage est plus calme mais il est quand même stressé, il dialogue avec un autre personnage qui joue de la guitare électrique en direct et se met à raper.”

 

(Raphaël) ”J’ai préféré la première parce que c’était plus calme… Les autres versions allaient trop vite…” (Adel)  ”c’était plus simple à comprendre” ; (Mohamed) ”c’était intrigant, on ne savait pas du tout à quoi s’attendre.”

 (Djoudi) ”J’ai préféré la seconde version car cela bougeait plus , il y avait de la musique en accompagnement, il y avait plus d’ambiance”. ; (Kévin) ‘‘cela m’a rappelé le monde dans lequel on est…’

(Thibaut) ‘‘J’ai préféré la troisième version pour la musique jouée en classe”, (Jean-Paul) ”Glapieu était plus calme et il y avait la musique et le rap…”

”Moi j’ai tout aimé parce que tout était intéressant...” (Marwane)

A l’issue de la représentation, les élèves ont pu dialoguer avec les comédiens et les représentants de côté cour pour approfondir leur réflexion sur les thèmes abordés par le texte de Victor Hugo.

Cette incursion du théâtre dans une salle de classe a permis aux élèves d’appréhender la richesse du spectacle dit “vivant”, quel que soit le texte ou le lieu choisi. Une expérience à renouveler !

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