Sortie des 3èmes prépa pro au Plateau des Glières

Mardi 10 juin, les 24 élèves de 3ème prépa pro se sont rendus au Plateau des Glières (Haute Savoie), haut lieu de la résistance française, en compagnie d’une quinzaine de membres de l’association du Souvenir Français de Conliège.

« Ici, des hommes ont su mourir pour demeurer des hommes… »

En janvier 1944, aux ordres du lieutenant Morel, dit Tom, plusieurs centaines d’hommes – ils seront 465 à la fin mars, toutes tendances politiques confondues – se regroupent sur le plateau des Glières pour réceptionner les parachutages d’armes dont les maquis ont un impérieux besoin. Ils vivront plusieurs mois d’attente avant d’être attaqués par la Wehrmacht. (source : le maquis des Glières).

Nous avons travaillé pendant 6 mois sur le sujet, essentiellement en cours d’espagnol, d’histoire et d’arts appliqués. Nous avons travailllé sur des images de 2 témoignages filmées en 1990 par le professeur d’espagnol, M. Duperron. Le président de l’association des rescapés des Glières de l’époque, Jean Clavel, déclarait que les espagnols étaient des amis fidèles qui ont fait preuve d’un grand courage.

Le jour de la visite, le guide a confirmé que Tom Morel, le premier chef du maquis, leur avait confié la défense d’un point stratégique : le Petit Bornand, comme le déclarait Angel Gomez dans l’interview.

Plusieurs espagnols sont morts lors de l’attaque du maquis par la Wehrmacht et la milice. Les survivants ont participé à la libération d’Annecy et de la Haute-Savoie.

Les Républicains espagnols ont continué dans les maquis français, la lutte qu’ils avaient commencée en Espagne, car l’ennemi qu’ils avaient combattu là-bas était le même qui occupait la France.

Témoignage de José Caballero : “J’ai pris les armes pour défendre la République Espagnole. Le sort a voulu que nous perdions la guerre civile. Je suis passé alors en France : camps de concentration, compagnies de travail et quand les allemands ont occupé la France, nous avons été obligés de prendre les armes contre l’ennemi et contre le fascisme international“.

Nous retenons aussi, la détermination exprimée par Angel Gómez qui déclarait  « La libertad, no viene sola, hay que ganarla. Por eso cogimos las armas, para defender la libertad ».   La liberté, elle ne vient pas d’elle-même, il faut la gagner et c’est pour cela que nous avons pris les armes, pour défendre la liberté .

Nous avons apprécié cette journée ensoleillée sur le Plateau des Glières. Nous avons marché autour du site et les guides ont très bien expliqué ce qui s’était passé à chaque endroit où nous nous arrêtions .

Les gens de l’association, Le Souvenir Français qui nous accompagnaient étaient sympathiques, surtout la dame qui nous a offert des chamallows !

Nous remercions cette association qui a financé cette sortie.

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